Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 10:11

Intervention de Christiane Ohresser - Conseil municipal du 20 décembre 2010


 

Enquête publique sur l’autorisation d’exploitation d’une installation de transformation de produits alimentaire d’origine animale dans le parc d’activités du Thal déposée par la société SOBOVIA.

 

 

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux,

 

Notre groupe s’est opposé à la destruction de la zone naturelle du Thal et donc à la création du parc d’activité.

 

Par suite, notre groupe s’est opposé à la cession du tiers de la surface de ce parc d’activité à SOBOVIA, puisque cette cession annonçait le transfert, par SOBOVIA, de son implantation actuelle, dans le parc d’activité, transfert correspondant à un rapprochement des immeubles d’habitation, l’éloignement passant alors de 200 m à 90 m des premières maisons. Mais cette cession a été décidée.

 

Aujourd’hui, le conseil, dans le cadre de l’enquête publique suite au dépôt par SOBOVIA de la demande d’installation dans le parc du Thal de son activité de transformation de produits alimentaires d’origine animale, est appelé à exprimer un avis sur ce transfert.

 

Pour nous, une telle activité paraît manifestement industrielle, et ne devrait pas avoir sa place dans un parc d’activité créé pour accueillir des entreprises artisanales, commerciales, tertiaires. Les nuisances éventuelles de ces dernières seraient sans commune mesure avec celles que nous craignons de l’ensemble SOBOVIA.

 

Nous estimons de notre responsabilité de nous opposer à l’autorisation d’implantation sollicitée, car l’activité envisagée est, évidemment, source de nuisances multiples :

 

  • - sonores par la présence de groupes réfrigérants et de condensateurs fonctionnant jour et nuit, et encore sonores par un trafic important de camions, surtout de camions frigorifiques,

  • - olfactives par l’activité de fabrication et de fumage, par la présence de déchets carnés,

  • - sanitaires par les rejets dans l’atmosphère,

  • - chimiques par les débordements accidentels des produits de nettoyage et de décontamination à usage régulier et donc les risques d’infiltration dans la nappe phréatique dont vous connaissez la fragilité. La présence de bassins de décantation ne nous rassurerait qu’à moitié.

 

D’ailleurs, l’autorité environnementale ne s’est pas gênée d’écrire, dans son rapport :

« l’usine étant située à proximité d’un quartier, il est nécessaire que les activités réalisées par la société Sobovia ne soient pas à l’origine de risques de dangers et de nuisances ».

 

Ainsi, cette autorité environnementale met en relation les risques de dangers et de nuisances avec la proximité des habitations.

 

Et le meilleur moyen de ne pas rapprocher ces risques et nuisance des habitations serait évidemment de les en éloigner !

 

Cette même autorité souligne « le manque de précision quant à la nature des rejets issus de l’activité de cuisson et de fumage, qui auraient dû faire l’objet d’analyses qualitatives, non prises en compte dans le cadre des risques sanitaires. »

 

Regretter l’absence de précision sur la nature des rejets confirme directement la présence de ces rejets ; l’ignorance de la nature de ces rejets ne permet pas de conclure à leur innocuité.

 

Nous continuons à estimer que les poids-lourds et même les voitures particulières (dont les nombres respectifs de 15 et de 60 par jour sont manifestement sous-évalués) constitueraient une surcharge importante de trafic que la rue du général Leclerc, la rue des Bonnes-Gens puis le boulevard d’Europe (dans sa partie commerciale et industrielle) absorberaient avec difficultés.

 

Nous continuons à estimer qu’une unité de fabrication industrielle trouverait mieux sa place dans une zone industrielle à proximité d’une grande voie de circulation que dans un parc d’activité contigu à un quartier d’habitation.

 

Et puisque nous avons, à Obernai, la chance de pouvoir offrir de tels terrains à proximité d’une grande voie de circulation, nous aurions souhaité que SOBOVIA fasse un choix plus soucieux de la tranquillité des riverains du parc d’activité du Thal.

 

La suspicion de présence de terrier(s) du grand hamster dans l’emprise de la future zone intercommunale doit d’ailleurs passer après la suspicion de pollution industrielle de quartiers d’habitation.

Bref, notre groupe Mieux Vivre Obernai, exprime un avis négatif sur l’autorisation sollicitée.

 

 

Par mieuxvivreobernai - Publié dans : Environnement - Développement durable - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
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