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Lundi le
26 avril 2010, le maire a, selon la procédure d’urgence, introduit la question de la fermeture de la piscine de plein-air à l’ordre du jour du conseil municipal.
Pourquoi notre groupe n’a-t-il pas pris part au vote sur cette question ?
Nous estimons que les problèmes de sécurité relèvent exclusivement du maire, en vertu de ses pouvoirs de police, car « Le maire concourt par son pouvoir de police à l'exercice des missions de sécurité publique.» selon l’article L.2211-1 du code général des collectivités territoriales.
Au cas particulier, nous n’allions pas permettre à notre maire de fuir ses responsabilités.
Mais d’autres raisons expliquent notre décision.
Normalement, un point porté à l’ordre du jour fait l’objet d’un rapport du maire et surtout d’un projet de délibération, documents distribués cinq jours avant le conseil. Lundi soir, nous avons pourtant accepté l’inscription à l’ordre du jour de la question de la piscine découverte, imaginant naïvement que nous seraient distribués le rapport et le projet de délibération. Or, aucun rapport et aucun projet de délibération. Mais nous avons été destinataires du compte rendu de la visite que nous avons effectués sur place, vendredi le 23 avril au soir.
Et l’ambiance du conseil n’était pas particulièrement chaleureuse !
Le maire et sa majorité n’ont guère apprécié l’intervention de Bruno Freyermuth, qui, pour le compte de notre groupe, s’était permis de rappeler :
• que le maire avait toujours prétendu que l’ouverture du stade nautique n’entraînerait pas la fermeture de notre piscine de plein-air,
• que le maire était parfaitement informé du mauvais état de notre piscine découverte, mais voulait malgré tout la faire tenir une saison de plus,
• que le maire savait parfaitement que l’état de nos finances ne permettait pas à notre Ville d’entretenir deux établissements, un stade nautique et une piscine découverte,
• que le maire, après avoir protesté, avec un conseil municipal unanime, contre la suppression de la taxe professionnelle, se félicite maintenant de cette suppression, décision qui entraîne mécaniquement une baisse de nos recettes fiscales,
• que le maire, avec sa majorité, a décidé de verser à la communauté de communes du Pays de Sainte-Odile, pour le financement du stade nautique, une subvention de 2,2 millions d’euros alors que les contribuables Obernois financent déjà 83 % des recettes fiscales de la communauté de communes,
• que cette somme de 2,2 millions d’euros aurait permis d’autres travaux sur notre piscine découverte que les simples interventions annuelles.
Il est évident que, dans cette affaire, des responsabilités sont engagées, que l’invocation d’un vrai hiver ne saurait exonérer.
Les choses étant ce qu’elles sont devenues, nous approuvons évidemment l’ouverture cet été d’Obernai-plage. Mais nous en avons demandé la gratuité. Nous estimons, en effet, que la pelouse autour de la piscine découverte (et fermée) mérite d’être ouverte au public, sans conditions. Pour nous, il n’est pas question de faire payer pour les rayons du soleil ! Si ça se trouve, demain, faudra payer pour se mettre à l’ombre des arbres du parc municipal !
Nous, nous n’avons pas l’habitude de voter sans connaître la portée de notre vote. Mais lundi soir, personne n’avait compris la nature de la délibération, ânonnée par le maire. Faut appartenir à la majorité pour comprendre...
Heureusement, Martial Feurer, dans une intervention parfaitement énoncée, a indiqué que « notre conseil ne fera pas l’économie d’un débat sur le sort de notre piscine de plein-air ».
Malheureusement, et jusqu’à aujourd’hui, il n’y a jamais eu le moindre débat sur quelque point que ce soit. Espérons que Martial Feurer saura imposer un vrai débat au maire.