Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 22:02


 

harcelement_psycho.gif Dans notre municipalité, comme dans la plupart des communes, le maire dispose d’une majorité qui l’a placé au poste de maire, et d’une ou plusieurs minorités.

A Obernai, la majorité est théoriquement composée de 26 conseillers et la minorité de 7 conseillers. En effet, de part une loi électorale particulièrement sévère, notre groupe Mieux Vivre Obernai, qui a pourtant remporté plus de 42 % des suffrages lors des dernières élections, ne dispose que de 21,2 % des sièges.

 

Et comment croyez-vous que sont élaborées les grandes décisions ?

Tout simplement dans le bureau du maire, éventuellement après avis de quelques adjoints, et sur présentation du dossier par les fonctionnaires municipaux.

 

Bien sûr, un grand nombre de projets sont présentés devant l’une ou l’autre commission, où nous sommes représentés par un, rarement deux représentants de notre groupe.

Bien entendu, tous les projets sont intégralement ficelés : personne, pas même les conseillers municipaux de la majorité, ne peuvent obtenir la moindre modification.

Alors, comprenez que le ou les représentants de notre groupe siègent par devoir dans ces commissions, sachant par expérience que leur avis ne sera jamais pris en considération. C’est à s’interroger sur le sens de notre présence dans ces commissions !

 

Les conseillers de la majorité prennent alors connaissance des décisions soumises au conseil municipal environ une semaine avant le conseil, en disposant en avant-première du projet de l’ensemble des délibérations. Notre groupe est informé de l’ordre du jour du conseil municipal cinq jours (samedi et dimanche compris) avant la séance, c'est-à-dire dans le délai minimal légal obligatoire. Faut croire que ça lui ferait mal, au maire, que nous ayons connaissance de ses propositions plus de cinq jours avant le conseil !

 

En conseil, notre avis n’est jamais pris en considération. Soit, nous sommes minoritaires.

Cependant, le maire, en séance, s’oppose énergiquement à ce que nous répliquions à chacun de ses monologues. Et il y en a, des monologues.

A titre d’illustration, citons l’exemple du dernier conseil municipal, où le maire s’est arrogé le droit de dispenser sa bonne parole sur l’augmentation de la part départementale de la taxe d’habitation, nous empêchant énergiquement de lui répondre.

 

En d’autres termes, il ne fait pas bon ne pas appartenir à la majorité.

Encore qu’il ne fait pas toujours bon non plus d’appartenir à la majorité : le maire ne tolère aucune voix discordante. Il lui faut des applaudissements unanimes de l’ensemble de sa majorité à chacune de ses décisions. Et ils sont de plus en plus nombreux, les conseillers de la majorité, à voter contre leur convictions.

 

Finalement, nous qui représentons plus de 42 % des Obernois n’avons, à aucun moment, la possibilité de voir retenue la moindre de nos propositions, ni d’infléchir les décisions du maire.

 

Bernard Fischer décide de tout, ne délègue rien, et s’arrange pour condamner la minorité au silence. Il n’entend rien et ne veut rien entendre.

 

Voilà comment notre maire comprend sa démocratie.

Par mieuxvivreobernai - Publié dans : Démocratie locale - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
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