Partager l'article ! L'année 2010 vue par Bruno Freyermuth: Article des DNA - 9 janvier 2010 Après la rencontre ...
Après la rencontre avec le maire d'Obernai (notre édition de mardi), échange avec le porte-parole de la minorité au conseil municipal. Comment Bruno Freyermuth juge-t-il la situation dans sa ville ?
DNA. Quels sont pour vous les faits marquants de 2010 à Obernai ?
Bruno Freyermuth. Je retiens que les intérêts de notre ville et de ses habitants n'ont jamais été si mal
défendus. Souvenez-vous de l'épisode de la taxe professionnelle. C'était notre première ressource. La contribution économique territoriale ne sera pas à la même hauteur. Nous subissons aussi
une hausse de la taxe d'habitation du fait de la suppression des abattements propres à Obernai, mis en place à l'époque du docteur Hartleyb. Ils étaient très favorables.
Je veux aussi reparler du centre aquatique : le fonds de concours de la ville d'Obernai, 2,2 millions d'euros, aurait pu
être utilisé pour rénover la piscine de plein air.
Il est vrai qu'on investit dans de belles choses, mais les tarifs sont trop élevés. Je cite la future maison pour malades
Alzheimer : ne pourront y accéder que des gens à revenus élevés. Le périscolaire : c'est beau mais trop cher, le centre nautique aussi, à 4,90 € l'entrée. Il n'y a pas de tarif
préférentiel pour les habitants de la communauté de communes. Au parc des Roselières, le prix de l'are est trop élevé [NDLR : 26 000 €].
DNA. Avez-vous déjà testé la nouvelle piscine ?
Bruno Freyermuth. Personnellement non, car je n'ai pas eu le temps encore d'aller nager. Je retiens quand même
une bonne affluence à L'O, c'est normal pour le début. Il y a la nouveauté qui joue. Mais il faudra attendre un an pour se rendre vraiment compte du niveau de la fréquentation.
DNA. Quelles solutions propose la minorité pour l'ex-piscine de plein air ?
Bruno Freyermuth. On paye aujourd'hui le manque d'entretien. Si on avait voulu enterrer cette piscine, on
n'aurait pas agi autrement. Nous avons demandé un débat, qui n'a pas eu lieu comme prévu à l'automne. Nous ne nous prononçons pas pour la fermeture définitive ou la réouverture. Ce que nous
voulons c'est que les Obernois soient associés au débat. Le problème vient de la réduction des marges financières [à cause de L'O].
DNA. Comment voyez-vous l'évolution des rapports avec la majorité du conseil municipal ?
Bruno Freyermuth. Nous regrettons l'absence de vrai débat, par exemple sur le vieillissement de la population.
Je constate que le conseil n'est qu'une chambre d'enregistrement. Nous ne sommes pas dans une logique d'affrontement de personnes comme certains veulent le faire croire. Nous avons des
propositions, qui ne sortent pas du chapeau, mais qui expriment des attentes exprimées par les Obernois.
DNA. Vos souhaits ?
Bruno Freyermuth. Que quelques unes de nos propositions soient retenues, notamment au niveau de la future
crèche et de la petite enfance en général. Que les gens en position de décider se servent aussi de notre boîte à outils de propositions.
DNA. Sur certains dossiers, majorité et minorité sont pourtant plus ou moins en
phase ?
Bruno Freyermuth. Oui, sur le périscolaire, nous sommes d'accord au départ, mais plus d'accord sur le mode de
financement. Le Pass'O : on est pour le système de transport public. Qui serait contre ? Mais nous voulons le remplir, et la gratuité en est un moyen. Le boulevard d'Europe : oui
à la rénovation, mais en associant les riverains.
Vous voyez que nous faisons les mêmes constats sur les besoins, mais nous divergeons sur l'application.
DNA. Un mot sur la réforme territoriale, qui ne laisse pas indifférents les élus.
Bruno Freyermuth. Ce n'est pas la première préoccupation des Obernois. Leur préoccupation, c'est l'emploi, le
pouvoir d'achat. Avant de parler de réforme territoriale, il faudrait que l'Etat rende ce qu'il doit aux collectivités locales.
DNA. 2011 est une année électorale. Serez-vous candidat aux cantonales puisqu'Obernai est
renouvelable ?
Bruno Freyermuth. J'ai une priorité, c'est Obernai. Par rapport aux cantonales, je ne suis pas un
professionnel de la politique. Je vais œuvrer pour l'émergence d'une candidature de rassemblement qui porte nos valeurs, en matière sociale, humaine et écologique.
DNA. Oui, mais vous-même ?
Bruno Freyermuth. Je n'ai pas pris ma décision.
Claude Robinet
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