Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 23:30

http://www.couleurgeek.com/img/quotientfamilial-caf.jpgDepuis le début de notre mandat, nous nous prononçons pour l'introduction de plus de justice sociale dans l'accès aux services proposés par la ville d'Obernai.

Pour notre groupe, chacun doit pouvoir contribuer au financement de ces services à hauteur de ses moyens. Car il s'agit de penser la ville pour ses habitants et d'associer une vision solidaire à des services modernes et adaptés aux besoins de la population.


Cette volonté s'inscrit concrètement et en particulier dans l'application du coefficient social dans les tarifs du périscolaire. Nos interventions en conseils et commissions, nos rencontres avec les élus en charge du dossier se sont heurtées à un refus catégorique et incompréhensible.

Ces mêmes élus nous opposent des contraintes techniques insurmontables (le Centre socio-culturel Arthur-Rimbaud et la crèche ont pourtant su les surmonter !) ou encore administratives : les bas revenus étant allocataires de la Caisse d'allocations familiales (CAF), il n'est donc pas nécessaire d'appliquer le quotient familial !

Ceci est est complètement faux et absurde. Car il faut rappeler ici que la CAF subventionne le service périscolaire à travers le contrat « enfance et jeunesse » et qu'elle incite vivement les collectivités qu'elle subventionne à proposer des tarifs en fonction des revenus. Un des objectifs du contrat est en effet : « une politique tarifaire accessible aux enfants des familles les plus modestes ».

Autant dire qu'en refusant d'appliquer le quotient familial et en proposant des tarifs élevés (près de 8€ pour la pause déjeuner contre 3,60€ actuellement au collège Europe), la communauté de communes du pays de Sainte-Odile ne respecte pas son contrat.

Dernier argument avancé : «la différence n'apporte pas grand chose». Rappelons que ce sont les collectivités qui définissent et votent les tarifs et que chacun met l'ambition et donc les moyens qu'il veut dans sa politique de l'enfance.


Dans le même temps, la catégorie « Demandeurs d'emplois » bénéficiant de tarif réduit à la médiathèque disparaît lors de la révision des tarifs en 2009. Nous nous inquiétons aussi de la stagnation de la subvention de la ville au Centre communal d'action sociale (CCAS) à un moment où la crise est la plus vive sur notre territoire avec 517 chômeurs sur Obernai.


Le 25 janvier, lors de son dernier conseil municipal, la ville de Strasbourg a annoncé avoir lancé une concertation sur les tarifs des services publics de la collectivité à l'issue de laquelle les prix de l'eau, des transports ou des cantines scolaires par exemple pourraient être ajustés en fonction des revenus des usagers.

Notre groupe apprécie tant les moyens (la concertation) que la finalité de cette initiative strasbourgeoise car le rayonnement d'une ville dépend aussi de son excellence sociale.

 

Catherine Soulé-Sandic

Par mieuxvivreobernai - Publié dans : Enfance - Education - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
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