Partager l'article ! DOB 2010 : Environnement - Transports - Agriculture: Nous ne pouvions aborder ce DOB sans parler de l’écologie. En effet, après ...
Nous ne pouvions aborder ce DOB sans parler de l’écologie.
En effet, après le sommet de Copenhague, il s’agit, pour l’Etat, les régions, les départements, les communes, de s’engager. Car nous sommes tous concernés. La vérité des reportages que nous découvrons aujourd’hui et qui nous font frémir, ne sont plus des films de science fiction que nous regardions il y a 30 ans et qui nous faisaient rire. C’est la réalité.
La politique actuelle du « toujours plus de profit » a finalement perdu face à la puissance de la nature. Il est maintenant temps de consacrer toute notre énergie, non pas au développement durable, car il est peut-être déjà trop tard, mais sur la protection de l’environnement. Chaque kilowatt économisé, c’est un petit peu de nature réapprivoisée.
Alors que pouvons-nous faire à notre échelle ? Il ne s’agit pas de retourner à l’âge de pierre, mais des actes simples peuvent être pris :
- La réalisation d’une thermographie aérienne sur toute la ville pourrait informer les Obernois sur la déperdition énergétique de leur habitat. Sur ces résultats, une aide pourrait être proposée aux particuliers pour réaliser un bilan thermique.
- Favoriser les économies d’énergies par l’attribution de subventions concernant l’investissement dans les énergies renouvelables, mais aussi pour la mise en place de travaux d’isolation par la mise en œuvre de matériaux bio comme la cellulose, le liège etc.
- Pour les bâtiments publics :
• Réaliser un bilan énergétique et procéder à des travaux de maîtrise d’énergie (chauffage,
isolation, double vitrage).
• Développer la production d’eau chaude solaire.
• Récupérer et exploiter l’eau de pluie.
• Construire des logements sociaux passifs, en allant au delà des normes de 2012, comme l’a fait Schiltigheim.
Economiser le courant électrique. Nous avons tous en mémoire le parc des Roselières illuminé des nuits durant, alors que notre pays doit faire face à des difficultés de distribution de l’électricité. Nous proposons la diminution de la consommation électrique et de la pollution lumineuse de l’éclairage public sur une plage nocturne à définir, sans nécessairement choisir la solution d’extinction des lampadaires. Les économies réalisées à terme serviraient à compenser la diminution de la surtaxe versée à la commune par les abonnés au réseau électrique. En effet, l’électricité est la seule énergie actuellement taxée au profit de la commune.
Transports : améliorer la qualité de l'air et réduire l'usage de la voiture.
Les pics d’ozone se répètent régulièrement, en partie par la multiplication de nos déplacements en voiture. Nous subissons cette pollution et en mesurons les conséquences sur l’état de santé de nos enfants et des personnes âgées.
- Mettons en place progressivement une flotte municipale de véhicules à énergie propre (électricité, GNV, GPL) pour les véhicules de service et le Transport Public Urbain.
- Optimisons
l'usage du Pass'O en adaptant la taille des véhicules à la fréquentation et surtout en rendant son usage gratuit afin de réduire l'usage de la voiture en ville. Nous proposons également de
l’utiliser pour le transport intercommunal dans certaines conditions.
Agriculture
Notre nappe phréatique est polluée, et notre eau, source de vie, est impropre à la consommation par sa teneur en nitrates. Ceci est la conséquence d’une politique agricole commune menée depuis des années, cautionnée par des distributions de primes de la part de l’Union européenne. Quelles solutions apportons-nous ? Aucune, nous diluons l’eau polluée jusqu'à la rendre potable. Mais vous viendrait-il à l’idée de boire dans un verre contenant quelques gouttes de poison sous prétexte que vous allez le remplir d’eau propre ? Nous ne pouvons plus permettre la pollution de notre eau pour une simple raison de profit.
Il faut produire et consommer sur place : favoriser les circuits courts n’est pas une utopie, les légumes ne poussent pas mieux en Hollande qu’en Alsace.
Nous devons progressivement mettre un terme à la culture intensive qui ne rapporte plus rien à personne et développer l’agriculture bio.
Nous connaissons la crise des producteurs laitiers. Nous avons tous vu des exploitants au bord de la faillite déverser dans un geste de désespoir des milliers de litres de lait à Strasbourg. Pendant ce temps, des producteurs de produits laitiers bio achetaient leurs matières premières dans les Vosges ou en Allemagne, simplement parce que la production régionale est quasi nulle. Alors, arrêtons de marcher sur la tête ! Nous devons absolument encourager la conversion au bio des exploitations agricoles.
Mettons en œuvre l'exonération partielle de la taxe foncière suite au Grenelle de l'environnement (la réglementation permet aux communes d'exonérer à hauteur de 20% de la taxe foncière les exploitants qui s'engagent courant 2009).
Soutenir la filière maraîchère bio : la ville pourra aider à l'installation des maraîchers bio en attribuant des terrains affectés exclusivement à cette agriculture et en travaillant en partenariat avec le lycée agricole. Il est trop tard pour valoriser les terrains de la nouvelle zone du Thal, détruits par l’installation d’une zone artisanale vidée de sa taxe professionnelle.
Augmenter l'offre de jardins familiaux à des tarifs attractifs.
Installer des ruches sur le ban communal, pour contribuer à la préservation de la biodiversité et de la
protection de l'environnement, une telle opération n’étant pas très onéreuse.
Avant qu’il ne soit trop tard, donnons du pouvoir à nos ambitions en investissant pour nos enfants, dans des projets respectueux de la nature.