Hugues Heinrich a lu les propositions du groupe minoritaire en matière d’orientations budgétaires. L’élu d’opposition regrette
que « ce qui devrait être un acte fort de la démocratie locale prenne la forme d’un rituel insipide, et que l’opposition ne soit pas écoutée… » Il aurait aussi fallu une information publique,
envers les concitoyens, comme c’est d’usage à mi-mandat. Le conseiller revient sur le contexte financier général et les restrictions qui pèsent davantage sur les plus modestes. Si les
propositions budgétaires de l’opposition reprennent celles des années précédentes, c’est « simplement que vous n’en avez tenu aucun compte. » Rappel : en matière de finances, le groupe d’opposition approuve le gel des taux des impôts locaux, et parmi les principales mesures
qu’il préconise, citons notamment une meilleure aide aux associations paramunicipales, le refus du principe du non-remplacement systématique des départs en retraite, et l’instauration d’un «
véritable » coefficient social dans les tarifs périscolaires. En matière environnementale, le groupe propose entre autre une flotte municipale à énergie propre, la gratuité du Pass’O, la
généralisation des repas bio dans les cantines scolaires. Pour les équipements, il faut une salle de spectacle « à la dimension de notre ville ».
Pas dramatique
En économie, une véritable pépinière d’entreprises manque à Obernai. Mais l’élu ne manque pas de souligner le soutien du groupe
à la zone industrielle intercommunale. Le volet culturel réclamerait une vraie salle d’exposition. La politique de l’enfance préconisée par le groupe va toujours vers une maison de l’enfance et la politique des personnes âgées
imposerait une structure d’accueil de jour et plus de capacités d’accueil temporaire. « Nous avons appris à ne pas nous faire trop d’illusions, termine Hugues Heinrich, qui espère quand même que la majorité « saura
partager » ces préoccupations minoritaires. » Le maire a tenu à répondre à l’opposition sur certains points, notamment sur celui des subventions aux organismes paramunicipaux : «
Nous sommes largement au-dessus de ce que donnent d’autres villes de la région. » Et si l’on n’a pas encore de grande salle à Obernai, « ce n’est pas dramatique ». La salle, explique le maire, coûterait très cher.
Et il vaut mieux continuer à se désendetter : « On ne peut pas tout avoir. »